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The debut release by The Ashes of Piemonte, my collaborative project with Lee Norris (Metamatics/Norken/Nacht Plank), is out now on Time Released Sound.

The Ashes Of Piemonte, “Winter’s Fire”, is a seamlessly collaborative effort between Wil Bolton(Cheju), and Lee Anthony Norris(Norken). Working from their respective homes in the UK and Italy the two have woven together a moody, cinematic homage to the historical tragedy known as the Massacre Of Piedmonte. Inspired also by the famous poem by John Milton, “On The Late Massacre In Piedmonte”, this is a spatially atmospheric blend of organic synthy electronics, melancholic field recordings and sampled voiceovers, that suits the somewhat darkly medieval subject matter perfectly. A sensitively rendered soundtrack to a nightmare long gone…

The deluxe version of Winter’s Fire comes in an edition of 100 uniquely handmade copies. Inside each copy is a stamped and printed, 9″ x 15″ heavyweight page from a 100 year old apothecary’s ledger, with all the original hand written prescriptions adhered thereon. Woven into this page in places are twigs. Each page is then tied up with antique string with an attached old, large, brass clothespin.Folded in three and hubbed in the center for the factory pressed disc, each of these pages with it’s printed vintage paper insert comes in a large antiqued envelope. Each envelope is printed, and distressed with Piedmont Pines ash, pastel, and ink… and hand stamped and sealed with blood red sealing wax.

www.timereleasedsound.com

Reviews

Another gorgeous collection of blissed out ambience from local label Time Released Sound, this one from a TRS vet, Mr. Wil Bolton, whose Quarry Bank release was a big hit around here, and who in Ashes Of Piemonte, is teamed up with another like minded soundmaker by the name of Lee Anthony Norris. The two together have conjured up a broody bit of haunting minimalist drift, one that’s not that far removed from what we’re discovering is a sort of “Time Released Sound SOUND”, and while each band has their own distinct take on THAT sound, at its core, it’s typically an ethereal, ephemeral ambience, neo-classical dronescapery that’s softly psychedelic, hushed and mysterious, almost new agey at times, an electronic flecked dreaminess that blends organic and machine generated sounds into something lush and lovely. Winter’s Fire though takes that TRS sound and darkens it a bit, adding an overcast patina, the sound more grey and rainswept, low tones rumbling and shimmering beneath crystalline flecks of glimmering melody, hazy swaths of voice like synth floating weightless above softly thrumming chordal swells, the sound almost choral in places, very cinematic, wistful and melancholy, a weary, washed out sprawl of delicate moody mesmerism, drifting spectrally through field recordings of rainfall, mysterious echo drenched samples, and ghostly voices, all of which seem to fade eerily into the gauzy shimmery backdrop Bolton and Norris so effortlessly weave. Fans of other Time Released Sound releases will most definitely not be disappointed, but folks into sounds darker and dronier, might just want to give this one a try, a perfect mix of hushed haunting ambience, ominous cinematic soundscaping and dark droning drift. 
As with all Time Released Sound releases, Winter’s Fire comes in two versions, one a pricey ultra deluxe package, and less expensive standard one. The deluxe version this time around consists of a stamped and printed page from a 100 year old apothecary’s ledger, complete with all the original hand written prescriptions, the page has tiny twigs woven into it, and the whole thing is tied with antique string, to which is attached an old brass clothespin. All of that is then housed in an antiqued envelope, printed and distressed with ash, ink and pastels, then hand stamped and sealed with wax. WOW. LIMITED TO 100 COPIES, we have but a handful. The Standard version is less limited and comes housed in a simple printed paper sleeve, slightly smudged and distressed.” – Aquarius Records

“Histoire de religion et de sang, celui qui coula entre les contreforts de la vallée Piémontaise, là où les cadavres gisants, transformés en cendres, nourrissent encore la terre et hantent nos mémoires. Cette histoire débute par l’incompréhension du catholicisme devant la perte de nombre de ces fidèles lors du schisme protestant. Papes et évêques se succèdent et, face à cette hémorragie, ces « hérétiques » innocents se retrouvent condamnés par des hommes dont tout leur échappe. Les pires dictateurs du 20e siècle feraient une pâle figure devant la monstruosité et l’absurdité des actes commis par l’obscurantisme religieux. Et tout cela pour la gloire d’un même dieu…

Les pâques vaudoises (ou piémontaises) se déroulèrent en 1655, quelques temps après les croisades qui, eux aussi, firent nombres de morts. S’éloignant des doctrines catholiques, les vaudois sont excommuniés et doivent quitter leurs terres sous 20 jours, sauf si bien sûr ils acceptent de revenir à leur ancienne religion. Contre toute attente, les habitants choisissent la foi plutôt que leur terre natale et quittent la vallée pour se réfugier vers les hauteurs alpines. Le duc de Savoie, sur ordre de la papauté, envoie les troupes pour ramener les habitants à leur ancien foyer.

Mais tout ceci n’est qu’une ruse : le massacre est ordonné et les quelques 40 000 soldats, pillent, violent, mutilent, tuent hommes, femmes, enfants et leurs font subir des horreurs que nous avons grand peine à imaginer. La terre, elle, restera à jamais marquée par ce massacre, tandis que des artistes eux, tentent de rendre hommages à ces habitants morts pour leur foi. En effet, Le poème de John Milton paru quelques années après cette tragédie, appelle à la vengeance divine pour qu’enfin, justice soit faite.

Mais ce qui nous intéresse ici, c’est le premier album de The Ashes Of Piemonte, intitulé Winter’s Fire (sorti en mars), qui ressasse l’histoire de ces cendres consumés, de ces souvenirs presque oubliés. Sous ce pseudonyme se cache deux hommes reconnus, puisqu’il s’agit ni plus ni moins que de l’anglais, Wil Bolton (a.k.a Cheju) et de l’italien Lee Norris, plus connu sous les noms de Nacht Plank ou Norken. Sur l’année passée ils recensent à eux deux 6 longs formats (Under A Name That Hides Her, Collane de Will ou Micro Donjuan, María Sabina Cubensis de Lee avaient alors agréablement chauffé nos écoutilles).

Winter’s Fire marque donc leur première collaboration et est sorti sur l’excellent label géré par Colin Herrick, Time Released Sound, en édition Deluxe (avec un packaging encore une fois sublime mais à un nombre très limité) et la « normale ».

Il semblerait qu’un rêve vienne de commencer avec Isola, doux morceaux bercé par le bruit du clocher de cette église lointaine. Les nappes ambiantes vaporeuses, agrémentées de fields recordings épars de Lee nous réconfortent tandis que la guitare de Will guide notre chemin parmi la vallée du Piémont. Tout semble si léger, les oiseaux nous tiennent compagnie à la bordure de cette rivière, le temps s’allonge. Bref, tout va pour le mieux. Ces deux artistes captent consciencieusement les divers paysages, et les retranscrivent de façon si fidèle que nous n’avons point de peine à imaginer les décors. C’est comme si les deux compères avaient l’art de s’imprégner de l’histoire des lieux et de la faire jouer devant nous, dans une sorte de danse lascive.

Les paysages s’assombrissent sur Under The River, les quelques notes au piano sont absorbées par les vagues de bruits ambiants. Une répétition qui s’installe et qui arrive à son paroxysme sur la fin avec des éléments électroniques pour le moins inattendus et qui confère à  ces compositions un caractère hypnotique bien particulier. Ils interviennent comme un anachronisme dans ces textures médiévales et révolues, et ont une sorte d’emprise quelque peu dérangeante sur nous.

Le rêve se transforme progressivement en songe aux allures cauchemardesques sans pourtant en avoir vraiment l’air sur Ordained By Winter’s Fire puis sur les titres suivants. Tandis que l’on avance dans ces paysages embrumés, le temps inverse sa course, la route devient chemin, puis celui-ci fait place à un vaste champ dans l’ombre de ces montagnes nous cernant de toutes parts. Nous apercevons alors les cendres des massacres sur Faraway, elles se dessinent encore plus nettement sur God On The Hill. Les os, le sang. Tant de sang.

« Ici des vieillards criblés de coups regardaient mourir leurs femmes égorgées, qui tenaient leurs enfants à leurs mamelles sanglantes ; là des filles éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros rendaient les derniers soupirs ; d’autres, à demi brûlées, criaient qu’on achevât de leur donner la mort. Des cervelles étaient répandues sur la terre à côté de bras et de jambes coupés. » Voltaire, Candide.

C’est tout à fait cela. Mais point de héros dans ce tableau insoutenable. L’ombre de la religion disparaît enfin, les corps s’effacent de notre vue, mais leur souvenir, eux, restent bien là, effrayants mais bien réels.

Si l’on cherchait quelque chose qui viendrait hanter nos esprits, Winter’s Fire a de ce point de vue la dépassé toutes nos espérances. Les ambiances sont toujours aussi minutieusement travaillées et la musique ne s’est jamais montrée aussi vivante et morte à la fois que sous l’égide de ces deux compositeurs. On en attendait certes pas moins de ces deux protagonistes, mais une véritable âme semble cette fois-ci se réveiller et émerger de ces mélodies provenant d’une époque révolue.

Cet album restera un hommage unique en son genre, peuplé d’esprits et de spectres dont les cendres volettent encore quelque part aux confins du piémont. N’ayez pas peur de parvenir à les attraper.” – SeekSickSound

“Un sonetto di Milton, a sua volta dedicato alle persecuzioni subite dai Valdesi nel diciassettesimo secolo, è il punto di partenza di Wil Bolton (Cheju, Ashlar), che in The Ashes of Piemonte è affiancato da Lee Norris (Norken, Metamatics). In Winter’s Fire, i caldi riverberi ambientali del primo incontrano cosi i ritmi sintetici del secondo, generando una miscela tra samples malinconici, liquide saturazioni e pulsazioni organiche, improntata a un latente senso di inquietudine. In un paio di episodi, l’unione dei soffi ambientali di Bolton con disadorni barocchismi pianistic accentua la rispettosa solennità al tempo stresso di un monito e di UN OMAGGIO ATEMPORALE.” – Rockerilla

“The Ashes Of Piemonte est la réunion de Wil Bolton et de Lee Norris. Le premier est connu comme co-fondateur du label Boltfish et habitué d’Hibernate et de sa sous-division Rural Colours, tandis que le second répond aux alias de Norken, Nacht Plank ou Metamatics. Les deux s’associent pour un projet qui s’inspire du massacre piémontais d’avril 1655, durant lequel les Catholiques attaquèrent les Vaudois réformés. De cet épisode barbare, les Anglais tirent un disque éthéré, à l’image du souffle qui retombe sur une terre et des corps labourés. L’exigent Time Released Sound, label de Colin Herrick, qui a déjà publié plusieurs sorties de Wil Bolton, se démarque par les écrins artisanaux dans lesquels sont proposés ses disques. Il offre ainsi à Winter’s Fire une édition sous forme d’objet garni de parchemins, tissé de brindilles et scellé à la cire.

Si le climat dépeint ne donne pas dans les errances bucoliques, le duo insuffle une dimension hautement organique, ainsi qu’une douce poussière, à ses errements hantés. Le parcours se fait de la rivière aux collines, le paysage a beau paraître riche, il n’en est pas moins aride, indéfini et plongé dans la grisaille. Pourtant l’écoulement des trames d’ambient revêt une étonnante langueur. Au cœur du magma caressant que constituent les épaisseurs sonores composées par Bolton et Norris s’épanouissent de lentes nuées de guitare, les craquements attendus du feu hivernal et des field-recordings qui se noient avec grâce dans les textures pluvieuses des strates. L’indolent mouvement de l’air s’accompagne parfois d’échos de voix cinématographiques ou de souffles à peine humains, s’enroulant autour d’une boucle. Sur Under The Shadow Of Religion, c’est le piano de Shintaro Aoki qui escorte avec régularité la guitare et quelques lucioles synthétiques.

Outre la finesse de la composition et la luxuriance de ce dédale de cendres, on peut s’attarder, plus prosaïquement, sur la beauté des introductions de ces sept morceaux. Durant autant de minutes en moyenne, les enchaînements de l’un à l’autre se font de manière liquide, les drones se soulevant comme autant de masses aériennes et empruntant un méandre nouveau, traversé d’essaims grésillants. Ainsi la structure doucement pulsée du rythme qui achève Under The River se fond dans l’ouverture à la fois aquatique et caverneuse du majestueux Ordained By Winter’s Fire. Dans leur prolongement, Faraway sonne comme la pièce la plus veloutée, la plus magnifiquement sereine de l’album, tandis que les remous gémissants de God On The Hill charrient des lambeaux d’angoisse, replaçant au centre le caractère puissamment embrasé, quoique tout en retenue, de Winter’s Fire.

Navigant entre une délicatesse léthargique, pâle et effervescente et une atmosphère sépulcrale, le premier disque de The Ashes Of Piemonte transporte loin. Tout au fond, sous les cendres.” – Des Cendres à la Cave

“Out of respective bases in the UK and Italy The Ashes Of Piemonte, TRS veteran Wil Bolton (cf. Quarry Bankand Kollane) and recently reanimated electronica old-timer Lee Norris, have wrought a brooding tract of haunting minimalist drift in Winter’s Fire. Spatial organic synth-y electronics, mood-altering field recordings and voice samples soundtrack their somewhat dark materialshomage to the medieval Massacre Of Piedmonte (cf. Milton’s poem). TRS’s SF neighbours at cult experimental outlet Aquarius have ID-ed a “Time Released Sound SOUND“—an ethereal, ephemeral ambience, neo-classical dronescapery that’s softly psychedelic, hushed and mysterious, almost new agey at times, an electronic flecked dreaminess that blends organic and machine generated sounds into something lush and lovely.’ Winter’s Fire takes this TRS sound, and stains it inkily with a murky mezzotint, low rumble and shimmer flecked with melodic glints. Swathes of synth haze crawl over chordal thrum sprayed with a mesmeric patina of evanescent voice-spectres. As is TRS’s wont, it comes in two versions, one for a pauper, the other fit for a collector king.” – Igloomag

“It was Bolton’s name that drew me to this – his albums Time LapseChimes for a Wall Drawing, and Angel in the House, are three of my favorite releases from the past few years. Winter’s Fire is great listening too, with added complexity due to the implied narrative frame. It’s not too often that an ambient album is so ambitious in relation to the ideas it engages (Daniel Thomas Freeman’s The Beauty of Doubting Yourself springs to mind as another stellar example). It invites a slightly different kind of listening, in which the sounds no longer stand just for themselves, but aspire to utterance. Can an ambient treatment of Milton’s reflections on the massacre of Waldensians work?

Some days I am not so sure. The music is excellent, but little of Milton’s outrage survives the translation into pastel washes of sound. The connection with what went before invites critical questions that the music alone might not have raised; a title like “Under the Shadow of Religion”, for instance, sounds a questionable note, for both Milton and the massacred Piedmontese were arguably a good deal more religious (and clearly a good deal less violent) than those persecuting. Most pertinently, sometimes while listening I find myself questioning whether zombie movie dialog (Zombi 2 is sampled) and drifting synths can do any kind of justice to the real-life suffering at the root of this story. Has it been falsified by the medium? Is “cinematic” the right response here? Has the blood of the martyrs been reduced to the elegant melancholy of sophisticated mood music?

Perhaps. But then there are other days when I hear it differently. The music is finely wrought, and if it aims to trigger reflection rather than depict history it succeeds. The brief moments of dialog, set in their new context, evoke isolation, loss, and misplaced pride in the power to control. The faintly monastic vocal sounds and their abrupt halt evoke a forgotten human reality lurking beneath the ashes of historical memory. The track titles and structural gestures back to Milton have me seriously pondering the fate of 17th century Waldensians as I walk to work; before listening I had given them no thought at all. The slowly enveloping seriousness of the music, its gently mourning timbre, can serve not as gloss but as aids to meditation, to empathy. The sonic detail invites attention. The final track is titled “Sacred Micrology”. Micrology can mean attentiveness to petty differences, pointing us back to violence over what may by now seem like arcane doctrinal disputes. But it also refers to the study of the microscopic, which is exactly what music such as this is engaged in, a careful distinguishing of small textures. Can this attention to detail draw us into actual attentiveness to the human past, to bygone “moans…redoubled to the hills”? Some days, I think perhaps it can.

The music is, let it once more be noted, beautifully done, and can be enjoyed in its own right. It is also a brave experiment in rooting ambient textures and field recordings in something with historical weight rather than generic evocation of place and mood. Does it succeed? Find out for yourself; the process of searching for meaning in these sensuous sound sketches has rewards of its own either way.” – Music is Good

“The music here is well worth paying for too, whichever version you choose. It’s got Wil Bolton and Lee Anthony Norris collaborating on seven tracks of cinematic ambience full of dreamy drones, melancholic melodic shapes and desolate field recordings. In ‘Ordained By Winter’s Fire’, echoed vibrato guitar shudders and sighs over solitary piano notes floating on synth swells as a stream trickles away; then in ‘Faraway’ the drones seem more organic, accompanied by distant fingerpicked guitar and rainy introspection. It’s a wonderful, soothing CD, with intricate layers of melodic ambience to calm your world-weary soul.” – Norman Records